MUSEE POSTE DE COMMANDEMENT DES BATTERIES DE CRISBECQ

2 Bis ROUTE DE CRISBECQ
50310 SAINT MARCOUF

crisbecq44@yahoo.com
téléphone 06.76.16.56.75

RNA  N° W502008380
SIREN N° 890384829
SIRET N° 89038482900010

Le Site est situé à 6 km de Sainte Mère Eglise, en direction de la mer.
Le Poste de Commandement des Batteries de Crisbecq , est aussi référencé sous le nom du Centre de Commandement des batteries de ST Marcouf.
30 km de Cherbourg
90 km de Caen 
La voie rapide N13  distribue facilement les différents sites du Débarquement avec efficacité. 

Mon but

La sauvegarde du patrimoine culturel et historique des lieux, faire découvrir au public, un endroit exceptionnel par son côté historique, et hors du commun.
J'ai crée une association loi 1901
Musée du Poste de Commandement des Batteries de Crisbecq, qui gère et entretient le site pour le rendre le plus accueillant possible, et pour conserver ce monument historique incroyable.
Tous les dons sont entièrement perçus par l'association dans le but d'une conservation d'origine.

JUILLET 1943 : LA CONSTRUCTION DU POSTE DE COMMANDEMENT 

Il s'agit du plus grand blockhaus du Mur de l'Atlantique situé face au secteur de Utah Beach. 

Le poste de commandement de la batterie Marcouf a été édifié durant l'été 1943, il est constitué de 10 pièces réparties sur 4 niveaux :

 - les chambrées au deuxième sous-sol

 - les pièces de commandement au premier sous-sol

 - le poste de tir et d'observation au rez de chaussé

 - la tourelle anti-aérienne au niveau supérieur

 

Ce Sonderkonstruktion ne répond à aucun plan type. Il a été coulé en deux parties, développe 130m2 sous abri et représente plus de 8000 m3 de béton coulé et 250 tonnes d'acier. Il est d'un poids estimé à plus 10.000 tonnes.
A titre de comparaison, l'armature en fer  de la Tour Eiffel, pèse 7300 Tonnes, et pour un poids total de 11000 Tonnes.

 

Particulièrement bien conçu avec des murs de 2 mètres d'épaisseur, il était équipé d'un poste d'observation disposant d'une vue dégagée sur la plage qui allait devenir un an plus tard "Utah Beach", et sur sa droite les falaises du Bessin jusqu'à la Pointe du Hoc située à plus de 20 kms.

 

En plus de son poste d'observation il disposait d'une cloche blindée de 22 tonnes avec un périscope d'artillerie côtière de grossissement 10, équipement moderne mais rare en Normandie.

 

Cloisonné en 4 compartiments étanches aux gaz, il était équipé de 5 portes blindées et de nombreux sas avec un total de 8 portes étanches aux gaz chimiques.

 

Les vestiges découverts en 2016 après la remise en état du sous-sol inondé depuis 72 ans ont permis de constater la présence de 18 lits pour l'hébergement de la troupe, dont 3 lits pour sous-officiers.

 

Fait très rare pour un blockhaus, la salle principale de commandement ainsi que la chambre des sous-officiers sont entièrement carrelées. Confortable pour l'hiver il bénéficiait de 5 poêles, entièrement électrifié, il disposait de son propre groupe électrogène.

 

Trois lignes téléphoniques blindées (enfouies sous terre dans des tubes en acier) le reliait directement aux casemates de tir, à la forteresse de Cherbourg à 35 kms, ainsi qu'à la batterie d'Azeville située à 3 kms en arrière. Fait assez incroyable quand on voit les photos du site en juin 1944 révélant des cratères de 4 à 5 mètres de profondeur, la ligne le reliant à Cherbourg n'a jamais été coupée par les bombardements et le téléphone est resté opérationnel jusqu'à la fin des combats.

 

Enfin sa protection était assurée par 3 fenêtres de tir intérieures (dont une pièce pour mitrailleuse Hotchkiss), un tobrouk pour MG en toiture avec un accès de l'intérieur, et enfin d'une pièce de 20 mm FLAK située sur le côté droit de son toit.

 

Le poste de commandement était relié au reste de la batterie par un important réseau de tranchées qui allait également jusqu'au poste de commandement d'Azeville situé à une cinquantaine de mètres (les 4 canons de 105 mm de la batterie d'Azeville à 2 km en arrière n'ayant pas de vue directe sur la mer, leur poste de commandement avait été installé à l'intérieur du périmètre de la batterie de Saint Marcouf).

 

 

LA TRANSFORMATION DES BATTERIES   -   L'ATTENTE DU DEBARQUEMENT

 

Réalisée à partir de 1942 la batterie Marcouf était équipée de 6 vieux canons français de 155 mm placés directement dans des encuvements à ciel ouvert, d'une portée d'environ 15 kms.

 

Il était devenu évidant au yeux de l'occupant que ces canons ainsi que ceux de l'ensemble des "batteries légères" (classification de la kriegsmarine pour les canons d'un calibre inférieur à 200 mm) situées dans ce secteur comme Azeville et Quineville étaient dépassées face aux alliés et ne pouvaient plus faire efficacement face à un débarquement du fait d'équipement d'un calibre insuffisant, et périmés (telle Azeville et ses vieux canons datant de 1913 !!! ).

 

C'est pour cette raison que fin 1943 l'OKW choisi Saint Marcouf pour y implanter une "batterie lourde" équipée de canons modernes de 210 mm avec une portée de plus de 30 km, ceci pour protéger tout le secteur de baie de seine situé entre Saint Vaast la Hougue et Grand-Camp.

 

Le 30 janvier 1944 l'amiral Hennecke a accueilli le maréchal Rommel dans le poste de commandement en présence de Ohmsen afin d'inspecter les travaux de construction des 4 nouvelles casemates destinées à l'implantation de ces nouveau canons de 210 mm.

 

La batterie a été complétée par une batterie anti-aérienne constituée de 6 canons de 75 mm.

 

Le maréchal Rommel est revenu au poste de commandement le 10 mai 1944, accompagné de l'amiral F. Ruge, pour rencontrer le capitaine en charge de la batterie et constater l'état d'avancement des travaux en cours.

 

A partir d'avril 1944 les batteries de Crisbecq furent l'objet de nombreux bombardements.

 

La veille du débarquement seules 2 des nouvelles casemates avaient été édifiées.   

 

Avec leurs 3 canons de 210 mm, 6 tubes de 75 mm Flak, 4 tubes de 20 mm Flak, et les 400 hommes en poste, les batteries Marcouf furent les plus importantes batteries à faire face aux alliés au matin du 6 juin 1944.

 

LES COMBATS

 

La batterie a subi un raid aérien de 101 bombardiers américains qui ont largué 600 tonnes de bombes dans la nuit du 5 au 6 juin. On dénombre 5 impacts de bombes sur le blockhaus de commandement, dont 2 correspondant à des bombes de 1 tonne !

 

Elle a été attaquée par les parachutistes américains de la 101ème Airborne (zone de saut du 502 PIR) le 6 juin dès 1 heure du matin.

 

Après avoir visualisé l'arrivée des navires alliés vers 5h20 le capitaine a donné l'alerte en téléphonant à la forteresse de Cherbourg grâce à la ligne sécurisée qui n'avait pas été coupée par les bombardements.

 

Les débarquements ayants débuté sur Utah Beach et Omaha Beah, c'est le poste de Commandement de la batterie Marcouf qui a été le premier à voir puis à annoncer officiellement à l'état major allemand l'arrivée de la flotte alliée au matin du 6 juin.

 

Cette histoire a été relatée après la guerre par le capitaine Ohmsen dans le livre "Zie Kommen ! " ("Ils arrivent ! " - publié en 1961). Elle a inspiré l'une des célèbres scènes du film "Le jour le plus long". La visite actuelle du poste de commandement permet de revivre cette scène du 6 juin 1944. 

 

Malgré ses canons modernes de 210mm la batterie de Crisbecq n'a joué aucun rôle venant contrer le débarquement à Utah Beach, démontrant ainsi la totale inefficacité du Mur de l'Atlantique face au débarquement.

 

Rapidement neutralisée par les cuirassés Américains elle a du se contenter ensuite de combats défensifs terrestres limités au secteur de Crisbecq pour retarder l'avance des alliés vers Cherbourg

 

Ce n'est que dans la nuit du 11 au 12 juin que les derniers occupants de la batterie ont abandonné celle-ci faute de munitions et de combattants, en réussissant à échapper à l'encerclement.

 

Les combats contre le 22nd Infantry Régiment de la 4th Infantry Division ont duré plus de 6 jours. 

Destroyer US Corry
Pris dans les objectifs télémétriques du poste de commandement à l'aube du 6 juin 1944, le destroyer US Corry sera le seul navire qui aurait été coulé par une batterie allemande du mur de l'atlantique durant les combats du Débarquement.


Face à l'oberleutnant Walter Ohmsen, le Lieutenant Preston NILAND et ses hommes de la compagnie C du 1er bataillon, 22ème IR - 4ème ID américaine débarquée au matin du 6.6.44 sur Utah Beach.

 

Preston NILAND a été tué le 07.06.1944, le lendemain du décès de son frère Robert (parachutiste de la 82ème Airborne) tué à moins de 7 kms de Crisbecq, à Neuville au Plain.

 

Seul leur frère Frédérick, parachutiste à la 101ème Airborne est revenu vivant de Normandie.

 

C'est l'histoire des frères Niland qui a inspiré le film "Il faut sauver le soldat Ryan".
 

Le Mémorial Preston NILAND a été inauguré le 07.06.2019 au Poste de Commandement des batteries de Crisbecq à l'occasion des festivités du 75ème anniversaire du D. Day

par Douglas Johnson (US Army veteran), en partenariat avec

Skip Johnson de l'Historical Society of the Tonawandas et Rick Davis, Mayor of Tonawanda dans l'état de New York .


Ohmsen en photo sur la couverture du journal "Die Kriegsmarine" de juillet 1944

 

Le fait que le Poste de commandement de la batterie Marcouf ait été le premier à avoir donnée l'alerte face au débarquement a donné lieu à plusieurs articles dans la presse allemande de l'époque.

 

L'annonce du débarquement allié au QG de cherbourg par Walter Ohmsen à 5h20 du matin le 06.06.44 a fait l'objet de la une du journal "Die Kriegsmarine".

 

Elle a été également été reprise dans le journal Gegen England du 16 juin 1944.

 

Cornélus Ryan en a été inspiré pour son film "Le jour le plus long"




Photos de Walter Ohmsen après les combats du 6.6.44 et après la guerre


LE SORT DU POSTE DE COMMANDEMENT APRES LA GUERRE

 

Le poste de commandement a été utilisé par les troupes américaines pendant plus de deux mois, de juin à aout 1944, puis il a fait l'objet de tirs d'explosifs pour détruire ses installations intérieures.

 

Dès 1945 le poste de commandement a fini entre les mains des ferrailleurs. Plus de 30 tonnes d'acier ont été récupérées, dont la cloche périscopique blindée qui pesait 22 tonnes à elle seule.

 

Livré aux intempéries, le sous-sol s'est rapidement inondé.  Pour des raisons de sécurité les lieux ont été fermés, et ce jusqu'à leur réparation en 2016. 

 

3 tonnes de béton ont été nécessaires pour réparer les mur intérieurs et 19 tonnes de béton ont été coulé pour réparer le trou béant dans la toiture qui avait été causé lors de la récupération de la cloche blindée périscopique.

 

Ce n'est qu'en février 2019 que les derniers travaux de remise en état ont été réalisés dans la tourelle supérieure, pour finir de dégager des gravats liés aux bombardements de 1944.

 

Ces travaux auront permis de l'ouvrir aux visites pendant plus de 5 ans.

 

Il sera à nouveau refermé aux visites à partir de 2021 pour être préservé dans son état d'origine.


Les trouvailles de 2016 aux abords du poste et dans les gravats du sous-sol, dont :

- une médaille allemande des blessés

- une flasque à alcool en argent

- plusieurs boutons d'uniformes de la kriegsmarine

- un reste de central téléphonique

- des cartouches de Mauser mais aussi de Lebel et de Steyr (armement disparate de la batterie)

- des débris de bandes rigides pour Hotchkiss.


 

Douilles de 20 mm FLAK percutées lors des combats de juin 1944 par le canon Oerlikon du Poste de commandement.

 



Au total plus de 120 douilles ont été retrouvées !!!

 

Objets historiques liés à la période de l'été 44, retrouvés dans le secteur


ACCUEIL


Avec 10 pièces réparties sur 4 niveaux, reliées par des couloirs et des escaliers, le Poste de Commandement constitue l'ouvrage majeur des Batteries de Crisbecq qui étaient constituées d'environ 34 constructions bétonnées (certaines restent toujours abandonnées dans les pairies avoisinantes).

C'est le plus grand bunker du Mur de l'atlantique face à Utah Beach.

Il est l'un des seuls 4 postes de tir et d'observation des batteries côtières allemandes du Mur de l'Atlantique situées face au Débarquement des alliés (voir La Pointe du Hoc, Longues et Ouistréam).

Il a reçu par deux fois la visite du maréchal Rommel lors d'inspection des travaux de construction du Mur de l'Atlantique et son histoire a inspiré 2 films mondialement connus, "Le jour le plus long" et "Il faut sauver le soldat Ryan".
Ce poste de commandement situé au centre de la batterie de Crisbecq résistera durant plus de 6 jours et finira par céder aux multiples assauts du 22nd Infantry Regiment de la 4th Infantry Division, avant l'arrivée de la 90th ID le 12 juin au matin, ouvrant définitivement la route vers le port de Cherbourg qui capitulera à la fin du mois.



Inauguration du Mémorial Preston NILAND le 7 juin 2019 en présence des forces spéciales américaines de passage en Normandie pour les festivités du 75ème anniversaire du D. DAY

Débarqué au matin du 6 juin 44 sur Utah Beach, Preston était lieutenant de la compagnie C au 1er bataillon du 22ème régiment de la 4ème ID.

Il avait pour mission de neutraliser l'oberleutnant Walter Ohmsen dans son PC afin d'obtenir la reddition de la garnison de Crisbecq. Il fut tué le 7 juin 1944.

Il est l'un des quatre frères NILAND dont l'histoire a inspiré le célèbre film "Il faut sauver le soldat Ryan". La stèle a été ouverte en Normandie en partenariat avec le Mémorial de Tonawanda, ville natale des frères NILAND aux USA.

Tous nos remerciements à Douglas Johnson (Army veteran : Lieutenant Colonel, Field Artillery and Department of the Army Research Professor, at the Strategic Studies Institute, U.S. Army War College) qui a su faire renaitre cette histoire méconnue en Normandie, ainsi qu'à Skip Johnson (Historical Society of the Tonawandas) et à Rick Davis (Mayor of Tonawanda, ville originaire des frères Niland dans l'état de New York), avec lesquels nous avons porté ce projet de stèle "Preston NILAND".






Le Poste de commandement des Batteries de Crisbecq est doublement historique.

Son histoire a tout d'abord inspiré l'une des plus célèbres scènes du film "Le jour le plus long", lorsque de leur poste d'observation les allemands aperçoivent l'arrivée des bateaux alliés à l'aube du 6 juin, mais dont Hollywood avait dénaturé la réalité pour les commodités du film.

On le retrouve également avec le film "Il faut sauver le soldat Ryan", inspiré de l'histoire vrai des 4 frêres Niland, malheureusement marquée par le décès de Preston, le 7 juin 1944, lors de l'assaut du Poste de Commandement. Histoire totalement méconnue en France, il a fallu attendre 2019 pour qu'une première stèle soit ouverte en l'honneur de l'un des frères morts en Normandie, ceci grâce à Douglas Johnson venu des Etats-Unis pour visiter les plages du Débarquement et qui découvrit par hasard le Poste de Commandement des Batteries de Crisbecq tout juste ré-ouvert sur le site Marcouf 44.
 



Dernier vestige historique des plages du débarquement maintenant restauré.

Sur les 80 kilomètres des plages du débarquement, seuls trois des quatre postes de commandement et de tir des batteries allemandes étaient visitables jusqu'à présent (Le Grand bunker à Ouistréham, Longues sur Mer et La Pointe du Hoc), il ne manquait que celui de Crisbecq.

Découvrez l'histoire des canons de Utah Beach durant une visite guidée de l'intérieur du Poste de Commandement enterré des batteries de Crisbecq, constitué de 10 pièces et d'une tourelle anti-aérienne réparties sur 4 niveaux, rare à avoir été équipé en 1943 d'une coupole blindée périscopique.

Dynamité à 7 reprises par les Américains en aout 1944, cet ancien centre de commandement est resté abandonné et inaccessible depuis 1944, en particulier pour les salles du sous-sol qui étaient totalement inondées depuis 72 ans.

Chaque pièce révèle une partie de l'histoire du débarquement, de la construction de la batterie à sa destruction en aout 1944 par les américains.

De l'intérieur de la salle du le poste d'observation et de tir vous pourrez revivre l'arrivée des navires alliés à l'aube du 6 juin 1944 ainsi que l'histoire qui a inspiré l'une des plus célèbres scènes du film "Le Jour le plus long" (que vous reconnaitrez immédiatement).

C'est le seul poste d'observation qui a eu un véritable rôle opérationnel lors du débarquement, sur l'ensemble des plages Anglaises et Américaines.

Sur plus de 12.000 blockhaus construits sur tout le Mur de l'Atlantique pour faire face à un éventuel débarquement des Alliés, le poste de commandement de la batterie "Marcouf" a été le seul à avoir rempli son rôle sur ce mur de l'impossible, tenu 6 jours durant par le commandant de la batterie, Walter Ohmsen.

Il a combattu les premiers parachutistes Américains dès 1h30 du matin le 6.6.44, et a fait face aux multiples attaques maritimes, aériennes et terrestres pendant les 6 jours de combats.

Durant la visite vous découvrirez également la collection de photos de la famille Niland dont les quatre frères ont également marqués l'histoire de la 2ème guerre.



Historique du Musée :
 - Créé et géré par le Département de la Manche en 1984 sur le site du Poste de Commandement des batteries, le "Musée des Batteries de Crisbecq" a été ouvert pour sortir cette ancienne position allemande des friches et de l'oubli.

Situé idéalement au centre des batteries, le "Musée des Batteries de Crisbecq" offrait un point de vue panoramique extérieur aux visiteurs sur l'ensemble des 10 hectares de cette ancienne position allemande, ainsi que sur les plages qu'elle protégeait.

 - Devenu privé depuis 2014, sous la dénomination du "Musée du Poste de Commandement des Batteries de Crisbecq", il a fait l'objet d'important travaux de remise en état et de reconstitution des 4 niveaux qui le composent et est maintenant enfin visitable de l'intérieur.

Aujourd'hui  Dédié aux forces Américaines libératrices, le site a été rééquipé exclusivement de mannequins américains, dernières troupes à avoir occupé ce poste de commandement allemand pendant la guerre.

Ce site historique est devenu un lieu incontournable de la découverte des plages du débarquement en Normandie et du sacrifice de nos LIBERATEURS.
 
Suivant un principe inédit et unique en Normandie sur les plages du Débarquement, le visiteur circule librement au coeur du Mur de l'Atlantique, au milieu des équipements et objets d'époque qu'il a la possibilité de photographier et de toucher, en dehors de tout parcours balisé et de toute vitrine, ce qui le plonge directement dans l'atmosphère de juin 1944.

Une visite de 45 mm environ vous permettra d'accéder à des salles obstruées depuis plus de 70 ans et remises dans leur état de l'été 1944.









Historique du poste
LA CONSTRUCTION DU POSTE DE COMMANDEMENT

Il s'agit du plus grand blockhaus du Mur de l'Atlantique situé face au secteur de Utah Beach.

Le poste de commandement de la batterie Marcouf a été édifié durant l'été 1943, constitué de 10 pièces réparties sur 4 niveaux :
- les chambrées au deuxième sous-sol
- les pièces de commandement au premier sous-sol
- le poste de tir et d'observation au rez de chaussé
- la tourelle anti-aérienne au niveau supérieur

Ce Sonderkonstruktion ne répond à aucun plan type. Il a été coulé en deux parties et développe 140 m2 sous abri. Il est d'un poids estimé à 4.600 tonnes.

Particulièrement bien conçu avec des murs de 2 mètres d'épaisseur, il était équipé d'un poste d'observation disposant d'une vue dégagée sur la plage qui allait devenir un an plus tard "Utah Beach", et sur sa droite les falaises du Bessin jusqu'à la Pointe du Hoc située à plus de 20 kms.

En plus de son poste d'observation il disposait d'une cloche blindée de 22 tonnes avec un périscope de grossissement 10, équipement moderne mais rare en Normandie.

Cloisonné en 4 compartiments étanches aux gaz, il était équipé de 5 portes blindées et de nombreux sas avec un total de 8 portes étanches aux gaz chimiques.

Les vestiges découverts en 2016 après la remise en état du sous-sol inondé depuis 72 ans ont permis de constater la présence de 18 lits pour l'hébergement de la troupe, dont 3 lits pour sous-officiers.

Fait très rare pour un blockhaus, la salle principale de commandement ainsi que la chambre des sous-officiers sont entièrement carrelées. Confortable pour l'hiver il bénéficiait de 5 poêles, entièrement électrifié, il disposait de son propre groupe électrogène.

Trois lignes téléphoniques blindées (enfouies sous terre dans des tubes en acier) le reliait directement aux casemates de tir, à la forteresse de Cherbourg à 35 kms, ainsi qu'à la batterie d'Azeville située à 3 kms en arrière. Fait assez incroyable quand on voit les photos du site en juin 1944 révélant des cratères de 4 à 5 mètres de profondeur, la ligne le reliant à Cherbourg n'a jamais été coupée par les bombardements et le téléphone est resté opérationnel jusqu'à la fin des combats.

Enfin sa protection était assurée par 3 fenêtres de tir intérieures (dont une pièce pour mitrailleuse Hotchkiss), un tobrouk pour MG en toiture avec un accès de l'intérieur, et enfin d'une pièce de 20 mm FLAK située sur le côté droit de son toit.

Le poste de commandement était relié au reste de la batterie par un important réseau de tranchées qui allait également jusqu'au poste de commandement d'Azeville situé à une cinquantaine de mètres (les 4 canons de 105 mm de la petite batterie d'Azeville à 2 km en arrière n'ayant pas de vue directe sur la mer, leur poste de commandement avait été installé à l'intérieur du périmètre de la batterie de Saint Marcouf).


LA TRANSFORMATION DES BATTERIES   -   L'ATTENTE DU DEBARQUEMENT
Réalisée à partir de 1942 la batterie Marcouf était équipée de 6 vieux canons français de 155 mm placés directement dans des encuvements à ciel ouvert, d'une portée d'environ 15 kms.

Il était devenu évidant au yeux de l'occupant que ces canons ainsi que ceux de l'ensemble des "batteries légères" (classification de la kriegsmarine pour les canons d'un calibre inférieur à 200 mm) situées dans ce secteur comme Azeville et Quineville étaient dépassées face aux alliés et ne pouvaient plus faire efficacement face à un débarquement du fait d'équipement d'un calibre insuffisant, et périmés (telle Azeville et ses vieux canons datant de 1913 !!! ).

C'est pour cette raison que fin 1943 l'OKW choisi Saint Marcouf pour y implanter une "batterie lourde" équipée de canons modernes de 210 mm avec une portée de plus de 30 km, ceci pour protéger tout le secteur de baie de seine situé entre Saint Vaast la Hougue et Grand-Camp.

Le 30 janvier 1944 l'amiral Hennecke a accueilli le maréchal Rommel dans le poste de commandement en présence de Ohmsen afin d'inspecter les travaux de construction des 4 nouvelles casemates destinées à l'implantation de ces nouveau canons de 210 mm.

La batterie a été complétée par une batterie anti-aérienne constituée de 6 canons de 75 mm.

Le maréchal Rommel est revenu au poste de commandement le 10 mai 1944, accompagné de l'amiral F. Ruge, pour rencontrer le capitaine en charge de la batterie et constater l'état d'avancement des travaux en cours.

A partir d'avril 1944 les batteries de Crisbecq furent l'objet de nombreux bombardements.
La veille du débarquement seules 2 des nouvelles casemates avaient été édifiées.   

Avec leurs 3 canons de 210 mm, 6 tubes de 75 mm Flak, 4 tubes de 20 mm Flak, et les 400 hommes en poste, les batteries Marcouf furent les plus importantes batteries à faire face aux alliés au matin du 6 juin 1944.



LES COMBATS

La batterie a subi un raid aérien de 101 bombardiers américains qui ont largué 600 tonnes de bombes dans la nuit du 5 juin. On dénombre 5 impacts de bombes sur le blockhaus, dont 2 correspondant à des bombes de 1 tonne !

Elle a été attaquée par les parachutistes américains de la 101ème Airborne (zone de saut du 502 PIR) le 6 juin dès 1 heure du matin.

Après avoir visualisé l'arrivée des navires alliés vers 5h20 le capitaine a donné l'alerte en téléphonant à la forteresse de Cherbourg grâce à la ligne sécurisée qui n'avait pas été coupée par les bombardements.

Les débarquements ayants débuté sur Utah Beach et Omaha Beah, c'est le poste de Commandement de la batterie Marcouf qui a été le premier à voir puis à annoncer officiellement à l'état major allemand l'arrivée de la flotte alliée au matin du 6 juin.

Cette histoire a été relatée après la guerre par le capitaine Ohmsen dans le livre "Zie Kommen ! " ("Ils arrivent ! " - publié en 1961). Elle a inspiré l'une des célèbres scènes du film "Le jour le plus long". La visite actuelle du poste de commandement permet de revivre cette scène du 6 juin 1944.
 
Ce n'est que dans la nuit du 11 au 12 juin que les derniers occupants de la batterie ont abandonné celle-ci faute de munitions et de combattants en réussissant à échapper à l'encerclement.
 
Les combats contre le 22nd Infantry Régiment de la 4th Infantry Division ont duré plus de 6 jours.
 
C'est donc à Crisbecq que les alliés ont été confronté à ce qui devait devenir le Mur de l'Atlantique en Normandie si les travaux avaient été menés à leur terme dans le secteur de Utah Beach où bien d'autres batteries étaient également en projet ou en construction.

 

Preston NIland en photo
Face à l'oberleutnant Walter Ohmsen, le Lieutenant Preston NILAND et ses hommes de la compagnie C du 1er bataillon, 22ème IR - 4ème ID américaine débarquée au matin du 6.6.44 sur Utah Beach.

Preston NILAND a été tué le 07.06.1944, le lendemain du décès de son frère Robert (parachutiste de la 82ème Airborne) tué à moins de 7 kms de Crisbecq, à Neuville au Plain.

Seul leur frère Frédérick, parachutiste à la 101ème Airborne est revenu vivant de Normandie.

C'est l'histoire des frères Niland qui a inspiré le film "Il faut sauver le soldat Ryan".


Le Mémorial Preston NILAND a été inauguré le 07.06.2019 au Poste de Commandement des batteries de Crisbecq à l'occasion des festivités du 75ème anniversaire du D. Day,
en partenariat avec Douglas Johnson (US Army veteran),
Skip Johnson de l'Historical Society of the tonawandas et Rick Davis Mayor of Tonawanda dans l'état de New York .







Destroyer US Corry

Pris dans les objectifs télémétriques du poste de commandement à l'aube du 6 juin 1944, le destroyer US Corry sera le seul navire coulé par une batterie allemande du mur de l'atlantique durant les combats du Débarquement.


Obus Skoda en photo
Photo du dernier obus de 210 mm Skoda de Crisbecq, identique à celui qui a coulé le destroyer Corry le 06.06.44.

(en comparaison à un obus de 150 mm, calibre maximum des autres batteries allemandes située sur les plages du débarquement)






Ohmsen en photo sur la couverture du journal
"Die Kriegsmarine" de juillet 1944
Le fait que le Poste de commandement de la batterie Marcouf ait été le premier à avoir donnée l'alerte face au débarquement a donné lieu à plusieurs articles dans la presse allemande de l'époque.
L'annonce du débarquement allié au QG de cherbourg par Walter Ohmsen à 5h20 du matin le 06.06.44 a fait l'objet de la une du journal "Die Kriegsmarine".
Cornélus Ryan en a été inspiré pour son film "Le jour le plus long"

LE SORT DU POSTE DE COMMANDEMENT APRES LA GUERRE



Le poste de commandement a été utilisé par les troupes américaines pendant plus de deux mois, de juin à aout 1944, puis il a fait l'objet de tirs d'explosifs pour détruire ses installations intérieures.

On peut visualiser 7 explosions différentes, dont une qui a éventré la dalle séparant 2 des niveaux intérieurs.

Ces explosions ont fortement endommagé le poste de commandement mais n'ont pas brisé son ossature.

En 2016 plus de 5 tonnes de gravats ont été retiré de l'étage, et 8 ont été sorties du sous-sol pour en dégager l'accès. Parmi ces gravats un nombre important d'obus non explosés a été retiré, nécessitant le passage des démineurs à deux reprises.

Après son abandon le poste de commandement a fini entre les mains des ferrailleurs. Plus de 30 tonnes d'acier ont été récupérées, dont la cloche périscopique blindée qui pesait 22 tonnes à elle seule.

Livré aux intempéries, le sous-sol s'est rapidement inondé.  Pour des raisons de sécurité les lieux ont été fermés, et ce jusqu'à leur réparation en 2016.

3 tonnes de béton ont été nécessaires pour réparer les mur intérieurs et 19 tonnes de béton ont été coulé pour réparer le trou béant dans la toiture qui avait été causé lors de la récupération de la cloche blindée périscopique.

Ce n'est qu'en février 2019 que les derniers travaux de remise en état ont été réalisés dans la tourelle supérieure, pour finir de dégager des gravats liés aux bombardements 1944.







Les trouvailles de 2016 aux abords du poste et dans les gravats du sous-sol, dont :
- une médaille allemande des blessés
- une flasque à alcool en argent
- plusieurs boutons d'uniformes de la kriegsmarine
- un reste de central téléphonique
- des cartouches de Mauser mais aussi de Lebel et de Steyr (armement disparate de la batterie)
- des débris de bande rigide pour Hotchkiss.




Douilles de 20 mm FLAK percutées lors des combats de juin 1944 par le canon Oerlikon du Poste de commandement.

Retrouvée en décembre 2017 lors des travaux de dégagement des gravats de la tourelle.

Au total plus de 120 douilles ont été retrouvées.






Jours d'ouverture / visite


La visite
Suivant un principe unique en Normandie, vous visiterez en marge des grands sites touristiques et en toute tranquillité, un véritable blockhaus remis dans sa configuration d'origine, électrifié, chauffé au charbon comme en 1944. La visite du site est limitée à des groupes de  5 entrées au maximum en même temps.

Généralement dans les musées les visiteurs circulent en suivant un parcours balisé et/ou derrière des vitrines. Ici rien de tout cela. Aucune vitrine pour vous empêcher de circuler à l'intérieur. Vous pourrez visiter toutes les pièces du Blockhaus et pourrez toucher aux objets de collection, avec précaution naturellement ......

La visite guidée vous permettra de situer les batteries de Crisbecq parmi l'ensemble des points fortifiés allemands positionnés face aux plages du débarquement et de découvrir son histoire en étant plongé directement au coeur du Poste de Commandement, de sa construction à sa destruction, en passant par les 6 jours de combats de juin 44.

Dès l'entrée dans le premier niveau enterré vous y découvrirez les impressionnantes traces laissées par les explosifs américains en aout 1944.

Vous traverserez le bureau de W. Ohmsen, là où le maréchal Rommel est venu à deux reprises pour fixer les objectifs de construction des batteries, équipé de 2 téléphones allemands d'origine, toujours opérationnels, dans lesquels vous pourrez converser 78 ans après leur fabrication !
 
Par un mur creux vous accèderez ensuite à une petite pièce qui abritait l'une des 2 mitrailleuses protégeant les entrées du Poste de commandement.
 De retour dans le coeur du bunker vous pourrez découvrir la chambre des sous-officiers et le standard téléphonique (qui reliait Saint Marcouf à la Forteresse de Cherbourg), là où le téléphone a sonné dans la nuit du 11 juin 1944 ; l'amiral Hennecke appelant personnellement Ohmsen pour lui donner l'ordre d'évacuer la batterie faute de pouvoir lui envoyer des renforts et des munitions. Pour ceux qui le souhaiteront vous pourrez y tester "le confort" des lits superposés de 1944.

Clou de la visite, la montée dans la salle du poste d'observation d'où est partie à Berlin l'information officielle sur l'arrivée de alliées à l'aube du 6 juin, célèbre scène retracée par le film "Le jour le plus long" (via la ligne téléphonique le reliant à la Forteresse de Cherbourg) avec la vue directe sur les Iles Saint Marcouf autour desquelles la flotte américaine s'était positionnée en l'attente de l'heure H. du débarquement sur Utah Beach.

Vous découvrirez également le Mémorial ouvert le 7.6.2019 en souvenir de Preston NILAND tué le 7 juin 1944 lors de l'attaque du poste de commandement. L'histoire des 4 frères Niland est à l'origine du film "Il faut sauver le soldat Ryan".

En revenant au coeur du Poste de Commandement vous entrerez dans le puits qui hébergeait la cloche périscopique, avant de poursuivre la visite en empruntant l'escalier qui descend au deuxième sous-sol du bunker où vous traverserez les chambrées de la troupe, avec là encore les traces spectaculaires de l'une des explosions américaines du mois d'aout 1944 (chambres dans lesquelles les derniers survivants de la batterie avaient été laissés au matin du 12 juin pour attendre la capitulation de la batterie).

Enfin vous aurez la possibilité de monter sur le toit du bunker pour accéder au 4ème niveau où était situé la tourelle anti-aérienne, puis au point de vue panoramique de la batterie de Crisbecq avec une vue imprenable sur les iles Saint Marcouf, premières terres conquises par les alliées au matin du 6 juin 1944.



Ne soyez pas étonnés de voir  des mannequins Américains à l'intérieur, il s'agit des derniers à avoir occupé le poste de commandement pendant la guerre, ni de voir uniquement un drapeau Américain sur le toit du Bunker, il a été pris par les Américains.




Discover the true story of two films inspired by this place : "The Longest Day" and "Savin Private Ryan"

This site was visited by Rommel twice during inspection tour of the Atlantik Wall
Memorial Preston NILAND opened on June 7, 2019 for the 75th anniversary of D. Day - His mission was to capture Walter Ohmsen in his command post
Preston T. Niland was born in New York in 1915. He was drafted into the Army on March 31, 1941at Buffalo, New York. His home of residence was listed as Erie County, New York and his civilian occupation was listed as Clerks, General Office. He had completed two years of college at the University of Buffalo and he was single with no dependents. His religion was listed as Catholic.
After serving in the Army as an enlisted man he graduated from Officer Candidate School and became an officer. He was commissioned an officer somewhere between December 1, 1942 and January 16, 1943.
The date of his assignment to the 22nd Infantry is unknown. He was with the Regiment at least by 1943  as he was awarded the Good Conduct Medal in General Orders No. 5 Headquarters 22nd Infantry on June 8, 1943 at Fort Dix, New Jersey. At the time of the award his rank was 2nd Lieutenant.
Second Lieutenant Niland was killed in action in Normandy, France, during 1st Battalion's attack against the German coastal batteries at Crisbecq on June 7, 1944.
In 1944, four brothers from the Niland family of Tonawanda, New York, were all serving in the Army overseas.
The family received a telegram stating that one of the brothers was shot down over Burma, and was missing in action,
which at the time usually meant "presumed dead". Within a month, the family received telegrams
that two other brothers were also missing in action.



This story (with a great deal of alteration) was the basis for the Hollywood movie "Saving Private Ryan".
Ultimately, two of the brothers were found to have been Killed In Action in Normandy, and the brother shot down
over Burma was carried as missing until May 1945 when he was found to be alive, having been a
prisoner of war of the Japanese since being shot down.



Formula 1 : VIP private tours in the heart of the Atlantic Wall on Utah Beach
 Privatization of the site for a private visit of the Museum in the Command Post with guide about the story of the Atlantik Wall on Utah Beach sector and the biggest german battery on the landings beaches located at Crisbecq -
duration 1 hour.

Basic rate: total privatization for 1 to 3 people = 80 € per group.
 Reduced price = 25 € per person from 4 entries (maximum 10 entries per group).


Every day, daily by appointment only - Contact for reservations :crisbecq44@yahoo.com



Formula 2 : guided tours (without appointment)

Visit of the command post of the Crisbecq Battery



Rates 2019 : guide included in English

- Adult = 12 €
- Family : Child less than 15 years = free

Guided visit

The guided tour will allow you to locate the batteries of Crisbecq among the set of German fortified points positioned facing the landing beaches and discover its history by being immersed directly in the heart of the Command Post, from its construction to its destruction, passing by the 6 days of fighting in June 44.

Upon entering the first level buried you will discover the impressive traces left by the American explosives in August 1944.
You will cross the main room, where Marshal Rommel came twice to set the objectives of building the batteries, equipped with 2 German phones of origin from 1942, still operational, in which you can converse 77 years after their manufacture!
Through a hollow wall you will then access a small room which housed one of the 2 machine guns protecting the rear of the Command Post.

Back in the heart of the bunker you can discover the room of the non-commissioned officers and the telephone switchboard (which connected Saint Marcouf to the Fortress of Cherbourg), where the telephone rang on the night of June 11, 1944; Admiral Hennecke personally calling Captain Ohmsen to order him to evacuate the battery for lack of reinforcements and ammunition. For those who wish you can test the "comfort" bunk beds of 1944.
Highlight of the visit, the climb into the observation post room from where official information about the arrival of allies at the dawn of June 6, the famous scene traced by the film "The longuest Day " (via the telephone line connecting it to the Fortress of Cherbourg) with the direct view of the Saint Marcouf Islands around which the American fleet had positioned itself waiting for the H. hour of the landing on Utah Beach.
Back in the heart of the Command Post you will enter the well that housed the periscopic bell, before continuing the visit down into the second basement of the bunker where you will cross the chamber of the troop, with again the spectacular traces of one of the American explosions of the month of August 1944, rooms in which the last survivors of the battery had been left the morning of June 12 to wait for the capitulation of the battery (21 seriously wounded infansportable + 1 nurse).

You will have the opportunity to climb on the roof of the bunker to access the 4th level where the anti-aircraft turret was located, and then to the panoramic view of the battery of Crisbecq with a breathtaking view of the islands of Saint Marcouf, first land conquered by the Allies on the morning of June 6th, 1944.
Finally you will discover the memorial Preston Niland, one of the 4 brothers whose story inspired the film



The Command Post is the central point and the major work (10 pieces, 4 levels) Batteries Crisbecq originally formed about 34 buildings, part of which is still abandoned in the peerings nearby.

It falls into the category of large firing positions and observation of the German coastal batteries of the Atlantic Wall with the Large Bunker of Ouistréam, the Grand Blockhaus of Batz sur mer and that of Pointe St. Mathieu in Brest, today restored and visitable in France.
After 72 years of oblivion you can finally discover the inside of the Crisbecq Batteries Command Post whose story inspired one of the most famous scenes from the movie "The Longest Day", when their position as observation the Germans see the arrival of allied ships at dawn on June 6, but Hollywood had distorted the reality for the convenience of the film.

Learn about the history of the Utah Beach cannons during a guided tour of the interior of the Crisbecq Crisbecq Battery Burial Command Post, consisting of 10 pieces and a 4-level anti-aircraft turret, rare to have been equipped with 1943 of a periscopic armored dome.
Of the more than 12,000 blockhouses built on the entire Atlantic Wall to face a possible landing of the Allies, the command post of the battery "Marcouf" was the only one to have fulfilled its role on this wall of the impossible , held for 6 days by the battery commander, Walter Ohmsen.
He has twice been visited by Marshal Rommel during the construction of the Atlantic Wall.
He fought the first American paratroopers from 1:30 am on the 6.6.44, and faced multiple sea, air and land attacks during the 6 days of fighting.






Partially destroyed during the war, flooded over the years, he remained closed since 1944.
Two years of works were necessary to re-condition him and to open him for 2016.
It is the last opened again vestige of the Atlantic wall on landing beaches.

 


 

Utah Beach là ou tout a commencé............
et pas ailleurs..................